Biodiversité

& projets de conservation

La biodiversité d’Anjajavy

Une richesse à découvrir et à protéger

Les inventaires et observations d’espèces d’animaux et de plantes d’Anjajavy témoignent d’une grande richesse biologique avec pas moins de 5 espèces en danger critique d’extinction, 14 en danger d’extinction et 13 vulnérables à une extinction. La grande majorité de ces espèces étant endémiques de Madagascar, ou de la proche région.

Chaque année, les observations de nos visiteurs naturalistes – scientifiques ou amateurs – mettent à jour un nombre conséquent d’espèces nouvelles ou non décrites. Certaines comme le palmier Tahina spectabilis ont donné lieu à une agitation importante de la communauté scientifique. Vous pouvez d’ores et déjà découvrir toutes les espèces sur ​Inaturalist​, notre inventaire présent en ligne.

Les habitats naturels

1

Une forêt

Rare & précieuse

Classée par le WWF (World Wildlife Fund) comme priorité mondiale en matière de conservation, l’écorégion de forêt décidue sèche du Nord-Ouest malgache d’Anjajavy abrite des communautés d’espèces faunistiques et floristiques rares et endémiques.

2

Des mangroves

Vitales dans l'écosystème

L’Aire Protégée d’Anjajavy protège et est protégée au Nord et à l’Ouest par trois larges mangroves distinctes et leurs canaux de marée sinueux. Des centaines d’espèces de poissons, de crustacés, d’insectes et d’oiseaux comptent sur cet habitat pour se nourrir et s’abriter. C’est aussi l’un des plus efficaces puits de carbone naturels au monde.

3

Une contrée de Baobabs

Majestueux emblème de Madagascar

La Grande Île abrite sept espèces de baobabs dont six sont endémiques de l’île. À Anjajavy, vous rencontrerez trois espèces : le gris (Adansonia madagascariensis), l’africain (Adansonia digitata) et le baobab fony (Adansonia rubrostipa). Ce dernier, endémique de l’écorégion est de couleur rouge et or avec des motifs qu’on croirait peints à la main.

4

Les Tsingys

Ou "Forêt de pierres"

Ces vastes étendues de roches friables et de calcaires sont apparues il y a des millions d’années et se sont formées à la séparation de Madagascar et du reste de l’Afrique. Ces formations sont également composées de coquillages fossilisés dont certains peuvent remonter au Jurassique. Au fil des années, les pluies et les vents se sont chargés de sculpter la roche, l’ensemble formant un paysage d’une beauté surnaturelle. Il est même possible de voir dans la Baie de Moramba des baobabs pousser sur ces Tsingys.

5

Une réserve marine protégée

Les joyaux du patrimoine naturel

La péninsule privée d'Anjajavy le Lodge est bordée de sept criques isolées sur 3500 mètres face au Canal du Mozambique. Le long de cette côte, une bande de mer de 400 mètres de long est protégée de la pêche et de la chasse depuis la construction de la zone protégée d'Anjajavy. La richesse marine de cette réserve naturelle bénéficie de la proximité des mangroves et des forêts. Une grande variété de poissons tropicaux s’y retrouvent en grand nombre. Chaque année, des tortues marines viennent pondre sur ces plages qui sont sans aucun doute la plage même de leur naissance. L'éclosion des œufs et la course à la mer par les bébés offrent l'une des expériences les plus inoubliables de la nature.

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Une Forêt

Rare & précieuse

Classée par le WWF comme priorité mondiale en matière de conservation, l’écorégion de Forêt décidue sèche du Nord-Ouest malgache d’Anjajavy abrite des communautés d’espèces faunistiques et floristiques rares et endémiques.

Des mangroves

Vitales dans l’écosystème

L’Aire Protégée d’Anjajavy protège et est protégée au Nord et à l’Ouest par trois larges mangroves distinctes et leurs canaux de marée sinueux. Des centaines d’espèces de poissons, de crustacés, d’insectes et d’oiseaux comptent sur cet habitat pour se nourrir et s’abriter. C’est aussi l’un des plus efficaces puits de carbone naturels au monde.

Une contrée de Baobabs

Majestueux emblème de Madagascar

La Grande Île abrite sept espèces de baobabs dont six sont endémiques de l’île. À Anjajavy, vous rencontrerez trois espèces : le gris (Adansonia madagascariensis), l’africain (Adansonia digitata) et le baobab fony
(Adansonia rubrostipa). Ce dernier, endémique de l’écorégion est de couleur rouge et or avec des motifs qu’on croirait peints à la main.

Les Tsingy

Ou « forêt de pierres »

Ces vastes étendus de roches friables et de calcaires sont apparus il y a des millions d’années et se sont formées à la séparation de Madagascar du reste de l’Afrique. Ces formations sont également composées de coquillage fossilisé dont certains peuvent remonter au Jurassique. Au fil des années, les pluies et les vents se sont chargés de sculpter la roche, l’ensemble formant un paysage d’une beauté surnaturelle. Il est même possible de voir dans la Baie de Moramba des baobabs pousser sur ces Tsingy.

Une réserve marine privée

Les joyaux du patrimoine naturel

La péninsule privée du Lodge est bordée de sept criques isolées sur 3500 mètres face au Canal du Mozambique. Le long de cette côte, une bande de mer de 400 mètres de long est protégée de la pêche et de la chasse depuis la construction de la zone protégée d’Anjajavy. La richesse marine de cette réserve naturelle bénéficie de la proximité des mangroves et des forêts. Une grande variété de poissons tropicaux s’y retrouvent en grand nombre. Chaque année, des tortues marines viennent pondre sur ces plages qui sont sans aucun doute la même plage de leur naissance. L’éclosion des œufs et la course à la mer par les bébés offrent l’une des expériences les plus inoubliables de la nature.

La biodiversité

Lémuriens

Oiseaux

Reptiles & Amphibiens

Mammifères

Les Lémuriens

Une joyeuse cohabitation

Les lémuriens d’Anjajavy le Lodge sont faciles à observer dans leur environnement naturel. Ces adorables et inoffensives peluches bondissent d’arbre en arbre, en file indienne pour rejoindre les arbres les plus bourgeonnants autour du Lodge.

Les plus acrobates sont les beaux Sifakas de Coquerel, une espèce de lémurien endémique du Nord-Ouest de Madagascar. Ces derniers côtoient, dans l’Aire Protégée, nombre de leurs cousins diurnes et nocturnes évoluant librement, de jour comme de nuit, dans les jardins et les forêts environnantes à la recherche de nourriture selon les lois de la nature.

Une profusion d’oiseaux

Un paradis pour les observateurs

Les inventaires d’Anjajavy font état de la présence dans la Réserve de plus de 134 espèces distinctes d’oiseaux. De nombreux oiseaux magnifiques, rares et endémiques s’y laissent observer par les naturalistes et « birdwatchers », dont les plus passionnés connaissent la réputation internationale d’Anjajavy.

Anjajavy est, par exemple, l’un des meilleurs endroits pour voir l’Aigle pêcheur malgache (Haliaeetus vociferoides), le timide Ibis huppé (Lophotibis cristata), ou l’élégant Ibis sacré de Madagascar (Threskiornis bernieri).

Reptiles & Amphibiens

Une merveilleuse diversité

Le climat tropical et l’ensoleillement constant d’Anjajavy créent l’environnement parfait pour une quarantaine d’espèces. Chaque arbre semble abriter un gecko aux couleurs de pierres précieuses ou un caméléon furtif.

Les amateurs de serpents pourront observer sans appréhension des espèces inoffensives telles que l’étrange serpent à nez de feuille ou le grand boa de Madagascar.

Des tortues marines viennent régulièrement pondre sur les plages de la péninsule et les éclosions nous offrent un spectacle inoubliable.

Petits et grands mammifères

Essentiels dans l’écosystème

Sans compter les lémuriens, l’Aire Protégée d’Anjajavy enregistre 12 espèces de mammifères.
Les plus grands mammifères, qu’ils soient marins comme la baleine, ou terrestres comme le Fossa, tous deux endémiques de l’île de Madagascar, constituent une faune très particulière.

Le Fossa Cryptoprocta ferox est le plus gros mammifère carnivore de l’île. Souvent comparé à un petit puma, son régime alimentaire peut varier en fonction de son habitat, voire se spécialiser en fonction de la ressource alimentaire disponible. Discret et farouche, il est aussi à l’aise au sol que dans la canopée.

Les plus petits mammifères de Madagascar, les tangues, sont apparentés à des hérissons. La plupart d’entre eux, comme les chauves-souris sont en danger d’extinction.

Les projets de conservation

Tortues géantes

Aye-aye

Fossa

Reboisements

Les tortues géantes de Madagascar

Première réintroduction de la mégafaune

Madagascar a perdu toute sa communauté biologique de grands vertébrés il y a 500 à 1300 ans à cause de sa surexploitation par les premiers hommes ayant colonisé l’île.

La tortue géante Aldabrachelys gigantea est la seule espèce de la mégafaune malgache qui subsiste à ce jour. Afin d’échapper à l’Homme, elles se sont laissé dériver à travers l’océan en provenance de Madagascar pour trouver refuge sur l’Atoll d’Aldabra.

L’Aire Protégée d’Anjajavy a été choisie par le Dr Miguel Pedrono, biologiste de la conservation, et le Gouvernement Malgache pour réaliser la toute première réintroduction des tortues géantes à Madagascar.
L’objectif à long terme de ce projet novateur est de développer un programme de restauration écologique à Anjajavy basé sur l’établissement d’une importante population viable de tortues géantes.

Le lémurien Aye-aye

Un paria, bienvenu à Anjajavy

D’aspect étrange avec sa face blanche, ses yeux jaunes et ses doigts squelettiques, l’animal nocturne est chassé dans toute la grande île, victime de croyances superstitieuses et de sa réputation de voleur de noix de coco. La région d’Antonibe – commune rurale qui englobe Anjajavy – ne fait pas exception. L’animal a ainsi disparu de la grande forêt d’Anjajavy où les personnes âgées se rappellent pourtant l’avoir vu régulièrement lorsqu’elles étaient enfants. L’espèce est aujourd’hui en danger d’extinction.

Afin de sauvegarder l’espèce, un programme de recherche en partenariat avec l’Université d’Antananarivo et un centre de recherche de l’Université d’Omaha aux Etats-Unis à été initié en 2015 et a aboutit en 2018 sur un projet de réintroduction d’une femelle Aye-aye (Soalina) et de sa fille (Kintana) au sein de l’Aire Protégée d’Anjajavy.
Une des grandes étapes de ce projet a été la sensibilisation et l’éducation des résidents de l’Aire Protégée sur l’importance de la sauvegarde de l’espèce.

Le Fossa

Pas seulement un voleur de poules

Le plus grand mammifère de Madagascar est endémique à l’île. S’il ressemble à un puma et donc à un félin, il est en fait plus apparenté aux mangoustes et aux civettes. Très à l’aise dans les arbres, sa longue queue l’aide à s’équilibrer dans les branches.

Le Fossa est un animal vulnérable à une extinction, et en tant que chasseur de poules et de bétail, il n’est souvent pas le bienvenu autour des habitations.

Un fond de compensation a été créé pour aider les villageois à s’adapter à la présence de ces animaux (par ex. construction de poulaillers spéciaux) et un Festival du Fossa d’Anjajavy est organisé chaque année afin de sensibiliser les habitants riverains de l’Aire Protégée à la protection de ces animaux.

Les campagnes de reboisement

Des efforts à la conservation de la biotope

Depuis 2009, Anjajavy le Lodge a reboisé plus de 350 000 arbres d’espèces autochtones ou pantropicales non invasives sur les zones érodées de l’Aire Protégée d’Anjajavy. Des pépinières sont entretenues avec soin autour d’Anjajavy le Lodge. Les variétés sont choisies en fonction des terrains et des objectifs de reboisement.

Des reboisements d’arbres fruitiers comme les manguiers, les citronniers et les anacardiers permettront d’apporter des revenus agricoles. Les ébènes et palissandres sont aussi replantés pour une exploitation éventuelle pour l’artisanat dans le futur. Différentes variétés de mangroves sont plantées sur les terrains salés et proches de la mer, elles agiront comme barrière naturelle à l’érosion, aux vents salés et à la montée des eaux et apporteront leur évapotranspiration aux écosystèmes forestiers de la région.